Visage féminin de profil avec aura lumineuse et représentation symbolique des canaux de perception subtile
Publié le 15 mars 2024

Contrairement à l’idée reçue, les capacités psychiques ne sont pas un don magique mais une compétence qui se développe par l’entraînement, le discernement et une hygiène énergétique rigoureuse.

  • Identifier son canal dominant (vision, audition, ressenti) est la première étape pour transformer des intuitions floues en perceptions fiables.
  • Le principal obstacle est l’interférence du mental ; apprendre à distinguer l’intuition de la peur ou de l’analyse est la compétence clé à maîtriser.

Recommandation : Commencez par tenir un journal de vos perceptions et pratiquez le test du ressenti corporel (expansion vs contraction) pour valider vos intuitions au quotidien.

Vous est-il déjà arrivé d’avoir une certitude inexplicable, une « petite voix » qui vous guide, ou un pressentiment physique face à une situation ? Ces expériences, souvent classées comme de simples « intuitions », sont peut-être les manifestations d’un canal de perception psychique dominant. Beaucoup de personnes qui ressentent ces phénomènes se demandent comment ils fonctionnent, cherchant à mettre des mots sur des expériences intimes et parfois déroutantes. Elles explorent les concepts de clairvoyance (la vision claire), de clairaudience (l’audition claire) ou de clairsentience (le ressenti clair), espérant y trouver une grille de lecture.

La réponse habituelle consiste souvent à conseiller de « méditer plus » ou de « faire confiance à son intuition », des conseils bien intentionnés mais qui laissent beaucoup de gens démunis. Car la véritable question n’est pas tant de savoir si l’on possède ces capacités, mais comment les distinguer du bruit de fond de nos propres pensées, peurs et désirs. Comment savoir si cette « voix » est une guidance ou simplement notre anxiété qui parle ? Comment être certain que cette « vision » n’est pas le fruit de notre imagination ? Sans méthode, le risque est de rester dans la confusion, voire de prendre des décisions basées sur des interprétations erronées.

Et si la clé n’était pas de chercher à « ouvrir » quelque chose de manière spectaculaire, mais plutôt d’adopter une approche pragmatique et structurée ? Cet article propose une perspective démythifiée : considérer ces canaux de perception non pas comme des dons mystiques, mais comme des compétences qui s’entraînent. Nous verrons qu’il existe des protocoles concrets pour affiner chaque canal, des techniques d’hygiène énergétique pour garantir la clarté des informations reçues, et surtout, des outils de discernement pour faire la différence entre une véritable perception et une interférence du mental.

Ce guide vous accompagnera pas à pas pour identifier votre canal prédominant, vous proposera des exercices pratiques pour le renforcer en toute sécurité, et vous donnera les clés pour gérer ces perceptions au quotidien. Vous découvrirez comment transformer vos intuitions diffuses en un outil de navigation fiable et éclairé.

Comment s’entraîner à « voir » une cible cachée dans une enveloppe (Remote Viewing) ?

La clairvoyance, ou « vision claire », est souvent associée à des images mentales spontanées. Mais peut-on l’entraîner de manière structurée, comme on le ferait pour un muscle ? La réponse est oui, et la méthode la plus documentée pour cela est le Remote Viewing (RV), ou vision à distance. Développé initialement dans le cadre de programmes de recherche financés par le gouvernement américain, le RV n’est pas de la divination, mais un protocole rigoureux conçu pour obtenir des informations sur une cible (un lieu, un objet, une personne) qui est inaccessible aux sens normaux.

L’idée fondamentale est de séparer la perception pure de l’interprétation analytique du mental. Le « viewer » (celui qui perçoit) suit des étapes précises pour décrire ses impressions sensorielles brutes – formes, couleurs, textures, sons, odeurs – avant même de tenter de nommer ou d’identifier la cible. C’est cet entraînement à rester dans la perception pure qui permet d’affiner la clairvoyance et de la distinguer de l’imagination. Il s’agit d’apprendre à écouter les signaux faibles sans les polluer par l’analyse.

Le protocole de Controlled Remote Viewing (CRV), par exemple, a été conçu pour être reproductible et enseignable, ce qui en fait un excellent exercice. Une documentation déclassifiée sur ces programmes montre à quel point la démarche se voulait structurée. Voici les grandes étapes d’un tel entraînement :

  1. Réception des coordonnées : Le viewer reçoit une série de chiffres ou de lettres servant d’identifiant unique à la cible, sans aucune autre information contextuelle.
  2. Production d’idéogrammes : Il trace un mouvement spontané de la main sur le papier, un « gribouillis » qui représente sa première impression globale de la cible.
  3. Description des sensations : Il décrit les textures (lisse, rugueux), les températures (chaud, froid), les dimensions (haut, large), les couleurs et les sons perçus.
  4. Gestion de l’AOL (Analytical Overlay) : C’est l’étape cruciale. Dès que le mental tente d’interpréter (« Ah, c’est un pont ! »), le viewer doit noter cette analyse comme une « interférence analytique » et la mettre de côté pour revenir aux sensations brutes.
  5. Enrichissement multi-canal : Le viewer est encouragé à utiliser tous ses sens psychiques pour enrichir la description de la cible.
  6. Validation en double aveugle : Idéalement, l’exercice se fait avec un partenaire où ni le viewer ni l’assistant ne connaissent la nature de la cible avant la fin de la session, pour éviter toute suggestion.

Pratiquer ce type de protocole, même de manière simplifiée avec un ami qui cache une image dans une enveloppe, est un moyen puissant de construire une confiance factuelle dans ses capacités de clairvoyance.

Comment distinguer une pensée interne d’un message clairaudient externe ?

La clairaudience est la capacité à percevoir des informations sous forme de sons, de mots ou de phrases qui ne proviennent pas d’une source physique. C’est la fameuse « petite voix ». Mais c’est aussi le canal le plus sujet à confusion. Comment savoir si ce que l’on « entend » est une véritable guidance, le simple écho de nos propres pensées, ou une manifestation de notre anxiété ? Cette distinction est fondamentale pour utiliser ce canal de manière fiable.

Un message clairaudient se différencie d’une pensée ordinaire par plusieurs caractéristiques. D’abord, la tonalité : une pensée interne a généralement « notre voix », tandis qu’un message clairaudient peut avoir une qualité sonore distincte, un ton différent, ou même sembler provenir d’un endroit précis de l’espace (à l’extérieur de la tête). Ensuite, la spontanéité : les pensées sont souvent le fruit d’un processus logique ou d’une association d’idées. Un message clairaudient, lui, est souvent soudain, inattendu et parfois sans rapport avec le fil de nos pensées du moment. Il peut être très bref, comme un seul mot (« Attention ! ») ou une phrase concise.

Enfin, le critère le plus important est le caractère non-analytique et impartial. Nos pensées sont chargées d’émotions, de jugements, de peurs et d’espoirs. Un message clairaudient authentique est généralement neutre, factuel et dénué de charge émotionnelle. Si la « voix » que vous entendez est critique, alarmiste ou qu’elle alimente votre ego, il est très probable qu’il s’agisse de votre propre mental. La véritable clairaudience est souvent calme, posée et offre une perspective que vous n’aviez pas envisagée.

Pour mieux comprendre cette différence, il est utile de visualiser notre espace mental. Le dialogue interne est un flux constant et parfois chaotique, tandis que la perception clairaudiente est une information claire et distincte qui le traverse.

Cette illustration met en évidence la nature distincte des deux phénomènes. À gauche, les pensées tourbillonnent, un mélange de souvenirs, d’analyses et d’émotions. À droite, une onde claire et précise symbolise le message clairaudient, perçu sans être généré par le processus mental de la personne. S’entraîner à observer ses propres pensées sans s’y identifier (par la méditation de pleine conscience, par exemple) est le meilleur moyen d’apprendre à reconnaître quand un « son » vient d’ailleurs.

Mains chaudes ou picotements : comment activer vos chakras des mains pour le magnétisme ?

La clairsentience, ou « ressenti clair », est peut-être le canal le plus fondamental et le plus physique de tous. C’est la capacité à recevoir de l’information par le biais de sensations corporelles ou d’émotions. L’une de ses manifestations les plus connues est la perception à travers les mains, souvent décrite comme une sensation de chaleur, de picotements, de froid ou de pression. Ces perceptions sont liées à ce que les traditions orientales appellent les chakras des mains, des centres énergétiques situés dans la paume.

Activer ces « capteurs » est une étape essentielle pour ceux qui sont attirés par le magnétisme, les soins énergétiques, ou simplement pour développer leur capacité à « scanner » l’énergie d’un lieu, d’un objet ou d’une personne. Il ne s’agit pas d’un processus mystérieux, mais d’exercices concrets qui augmentent la sensibilité et la circulation énergétique dans les mains. En portant votre conscience sur vos paumes, vous activez les terminaisons nerveuses et stimulez un flux plus subtil.

L’un des exercices les plus simples et efficaces est celui de la « boule de Chi ». Il permet de prendre conscience de son propre champ énergétique et de commencer à le manipuler. Voici un protocole de base pour activer vos perceptions manuelles :

  1. Frottez vigoureusement les paumes l’une contre l’autre pendant environ 30 secondes. Cela stimule physiquement la circulation sanguine et énergétique.
  2. Écartez lentement les mains d’une dizaine de centimètres, en gardant les paumes face à face. Maintenez votre attention totale sur les sensations qui apparaissent entre elles.
  3. Visualisez une sphère d’énergie, une « boule de lumière » entre vos paumes. Essayez de la « sentir ». Est-elle dense, légère, chaude, froide ? Vous pouvez sentir une résistance, comme si vous teniez un ballon invisible.
  4. Jouez avec cette sphère : approchez et éloignez vos mains pour sentir la variation de densité, essayez de la compresser ou de l’étirer.
  5. Scannez votre propre corps : une fois que vous sentez bien cette énergie, passez une main à quelques centimètres de votre autre bras, de votre jambe ou de votre torse, et notez les variations de sensations (zones plus chaudes, plus froides, picotements…).

Avec de la pratique, cette sensibilité peut être utilisée pour détecter des déséquilibres énergétiques, que ce soit sur soi-même, sur autrui, ou même pour ressentir l’ « ambiance » d’un lieu. C’est une porte d’entrée tangible et vérifiable dans le monde des perceptions subtiles.

L’erreur de laisser ses canaux ouverts dans le métro (et comment se blinder)

Développer ses capacités de perception, c’est comme augmenter le volume d’une radio. On capte plus de signaux, mais on capte aussi plus de « bruit » et d’interférences. L’une des erreurs les plus communes des personnes sensibles ou en début de développement psychique est de ne pas savoir comment « baisser le volume ». Elles se retrouvent à agir comme de véritables éponges émotionnelles et énergétiques, particulièrement dans les lieux très fréquentés comme les transports en commun, les centres commerciaux ou les foules.

Laisser ses canaux de perception grands ouverts dans un environnement saturé, c’est s’exposer à un bombardement d’informations : l’anxiété du voisin, la colère d’un passant, la tristesse d’un autre… On peut alors se sentir soudainement épuisé, irritable ou déprimé sans raison apparente, simplement parce qu’on a absorbé les énergies environnantes. Une fois les capacités psychiques développées, il faut comprendre qu’on ne peut pas simplement « faire marche arrière ». Apprendre à se protéger n’est donc pas une option, mais une nécessité pour maintenir son équilibre et sa clarté.

Se « blinder » ou se protéger énergétiquement ne signifie pas se couper du monde ou devenir insensible. Cela signifie choisir consciemment ce que l’on laisse entrer. Il s’agit de créer une sorte de filtre, une membrane sélective autour de son champ énergétique. Il existe plusieurs techniques, des plus mentales aux plus physiques, pour y parvenir. L’important est de trouver celle qui résonne le plus avec vous et de la pratiquer jusqu’à ce qu’elle devienne un réflexe.

Voici quelques techniques de fermeture et de protection énergétique efficaces :

  • Technique du « diaphragme de chakra » : Visualisez chaque centre énergétique principal (chakras) comme l’iris d’un appareil photo et imaginez-le se fermer doucement pour ne laisser passer qu’un filet de lumière.
  • Ancrage physique extrême : En situation de « submersion », portez toute votre attention sur trois points de contact de votre corps avec la matière. Par exemple, la sensation de vos pieds sur le sol, de votre dos contre le siège, et de vos mains sur vos genoux. Cela vous ramène instantanément dans votre corps.
  • Création d’un bouclier-miroir : Avant de sortir, prenez un instant pour visualiser une bulle de lumière blanche ou dorée qui vous entoure complètement. Visualisez sa surface extérieure comme un miroir qui réfléchit en douceur toutes les énergies qui ne vous appartiennent pas.
  • Respiration carrée (4-4-4-4) : Inspirez sur 4 temps, retenez le souffle sur 4 temps, expirez sur 4 temps, retenez le souffle sur 4 temps. Ce rythme régule le système nerveux et vous maintient centré.
  • Porter une pierre de protection : Des pierres comme la tourmaline noire, la labradorite ou l’œil de tigre sont réputées pour leurs propriétés d’absorption ou de déviation des énergies négatives. Les avoir dans sa poche peut servir de rappel et de soutien.

Pourquoi tenir un journal de ses intuitions valide-t-il scientifiquement vos progrès ?

Dans un domaine aussi subjectif que celui des perceptions psychiques, notre mémoire et nos biais cognitifs peuvent nous jouer des tours. Nous avons tendance à nous souvenir plus facilement des intuitions qui se sont avérées justes (biais de confirmation) et à oublier celles qui étaient fausses. C’est pourquoi l’un des outils les plus puissants et les plus « scientifiques » à votre disposition est le journal d’intuitions. Tenir un registre écrit de vos perceptions permet d’objectiver votre expérience et de mesurer vos progrès de manière factuelle.

L’idée est simple : chaque fois que vous avez une intuition forte, une vision, un message clairaudient ou un ressenti marquant, notez-le le plus précisément possible. Indiquez la date, l’heure, le contexte, la nature exacte de la perception (ce que vous avez vu, entendu, ressenti) et l’émotion associée. Surtout, ne filtrez rien, même ce qui vous paraît absurde ou improbable. L’objectif n’est pas d’avoir raison, mais de collecter des données brutes. Ensuite, et c’est là que la magie opère, vous laissez le temps faire son œuvre. Quelques jours, semaines ou mois plus tard, vous pourrez revenir sur vos notes et constater ce qui s’est réellement passé.

Cette pratique a plusieurs avantages considérables. Premièrement, elle vous aide à identifier des schémas. Vous remarquerez peut-être que vos intuitions les plus justes arrivent le matin, ou qu’elles sont toujours associées à une sensation de calme, tandis que vos « fausses intuitions » sont liées à de l’anxiété. Deuxièmement, elle valide votre canal dominant. Vous réaliserez peut-être que 80% de vos « hits » sont des ressentis physiques (clairsentience) plutôt que des visions. Troisièmement, et c’est le plus important, elle construit une confiance authentique basée sur des preuves, et non sur une croyance aveugle. C’est une pratique largement recommandée dans les cercles initiés.

En relisant votre journal, vous pourrez calculer votre « taux de réussite » et le voir évoluer. Voir noir sur blanc que vos perceptions sont fiables est un puissant moteur de développement. C’est une démarche qui sort de l’ésotérisme flou pour entrer dans une auto-observation rigoureuse, transformant l’intuition en une compétence tangible et vérifiable.

Fluor et alimentation : quels aliments calcifient votre 3ème œil et bloquent vos visions ?

La clairvoyance est traditionnellement associée au « troisième œil », qui correspond anatomiquement à la glande pinéale. Cette petite glande, située au centre du cerveau, est sensible à la lumière et régule notamment nos cycles de sommeil via la production de mélatonine. Dans de nombreuses traditions spirituelles, elle est considérée comme notre « antenne » psychique, le siège de l’intuition et des perceptions subtiles. Or, cette glande a une particularité biologique : elle est extrêmement sujette à la calcification.

Avec le temps, des dépôts de phosphate de calcium peuvent s’y accumuler, formant une sorte de « coque » qui pourrait, selon certaines approches, en réduire le fonctionnement subtil. L’un des principaux facteurs accusés de contribuer à cette calcification est l’exposition au fluorure. Des recherches ont montré que la glande pinéale accumule plus de fluorure que n’importe quel autre tissu mou du corps. Maintenir une « hygiène énergétique » passe donc aussi par des choix alimentaires et de vie conscients pour limiter cette calcification et soutenir la détoxification naturelle du corps.

Il ne s’agit pas de sombrer dans la paranoïa, mais de prendre conscience de certains facteurs environnementaux. Réduire l’exposition aux sources principales de fluor (comme l’eau du robinet dans certaines régions ou les dentifrices conventionnels) et privilégier une alimentation riche en nutriments détoxifiants peut être une démarche de soutien pour quiconque souhaite affiner ses perceptions. Certains aliments et suppléments sont réputés pour aider à la décalcification ou protéger la glande pinéale.

Le tableau suivant, basé sur une analyse comparative des approches naturopathiques, résume les principaux aliments à surveiller et leurs alternatives bénéfiques.

Aliments calcifiants vs décalcifiants pour la glande pinéale
Aliments à éviter Alternatives décalcifiantes Bénéfices
Eau du robinet fluorée Eau filtrée ou de source Réduit l’accumulation de fluor
Dentifrice au fluor Dentifrice aux herbes naturelles Limite l’exposition quotidienne
Suppléments de calcium isolés Calcium + Magnésium + K2 + D3 Assimilation optimale
Aliments transformés Citron, betterave, algues Alcalinise et détoxifie
Thés de basse qualité Cacao cru, curcuma Antioxydants protecteurs

Adopter une alimentation plus naturelle et moins transformée est une base saine non seulement pour votre bien-être général, mais aussi pour maintenir votre « équipement » de perception subtile en bon état de fonctionnement.

Est-ce mon intuition ou ma peur : le test du ressenti corporel (expansion vs contraction)

C’est la question à un million d’euros pour toute personne cherchant à suivre sa guidance intérieure : « Ce que je ressens, est-ce une intuition juste ou simplement ma peur qui me projette le pire scénario ? ». Apprendre à faire la différence est sans doute la compétence la plus importante du développement psychique, car elle est le garant de décisions éclairées. La bonne nouvelle, c’est que notre corps nous donne la réponse de manière très claire, à condition de savoir l’écouter. C’est un phénomène loin d’être anecdotique, puisque selon certaines estimations, près de 30% de la population aurait des perceptions extrasensorielles développées, ce qui signifie qu’une personne sur trois est confrontée à ce défi de discernement.

La clé réside dans la distinction entre deux états physiologiques fondamentaux : l’expansion et la contraction. La peur, qui est une réaction de survie de notre système nerveux sympathique, provoque une contraction. Physiquement, cela se traduit par une gorge serrée, une boule à l’estomac, des épaules qui se haussent, une respiration courte et une sensation générale de « rétrécissement ». C’est une énergie qui ferme et qui dit « non » au danger. L’intuition, en revanche, même lorsqu’elle délivre un avertissement, est associée à un état de neutralité ou d’expansion. Le corps reste détendu, la respiration est calme, et on peut ressentir une sensation d’ouverture, de clarté ou de « justesse » au niveau du cœur ou du ventre, même si le message est difficile.

Une autre différence clé est temporelle : la peur est bruyante et projetée dans le futur (« Et si… ? », « J’ai peur que… »). Elle génère des scénarios catastrophes en boucle. L’intuition est calme, concise et parle au présent (« Ne prends pas cette rue », « Appelle cette personne »). Elle ne cherche pas à se justifier, elle énonce un fait. Pour vous aider à faire le tri de manière concrète lorsque vous êtes face à une décision, vous pouvez utiliser un protocole de test simple.

Votre plan d’action : Test pour distinguer l’intuition de la peur

  1. Calmez le système : Prenez trois respirations profondes et lentes pour vous placer dans un état de neutralité émotionnelle et corporelle.
  2. Visualisez l’option A : Fermez les yeux et imaginez que vous avez pris la première décision. Vivez la scène mentalement pendant quelques secondes.
  3. Scannez le corps : Portez votre attention de la tête aux pieds. Notez la moindre tension, contraction ou sensation d’inconfort qui apparaît dans votre corps. Soyez honnête.
  4. Neutralisez à nouveau : Prenez une minute pour vous « réinitialiser », en secouant votre corps ou en vous concentrant à nouveau sur votre respiration.
  5. Répétez avec l’option B : Visualisez la deuxième option et refaites le scan corporel complet, en notant les sensations. L’option qui génère le plus de détente, d’espace ou de légèreté est alignée avec votre intuition.

En pratiquant régulièrement ce test, vous éduquez votre corps à devenir un véritable baromètre de vérité, capable de différencier avec finesse le signal clair de l’intuition du bruit parasite de la peur.

À retenir

  • Les capacités psychiques ne sont pas un don inné mais des compétences qui se travaillent avec des protocoles d’entraînement et de validation.
  • La clé n’est pas d’ouvrir plus, mais de mieux discerner, notamment en apprenant à distinguer la voix calme de l’intuition du bruit anxieux de la peur.
  • Une hygiène énergétique saine (protection, ancrage, alimentation) est une condition non-négociable pour garantir la clarté et la fiabilité des perceptions.

Comment ouvrir votre 3ème œil sans danger pour voir au-delà du voile ?

L’ouverture du troisième œil est un sujet qui fascine et suscite de nombreux fantasmes. L’idée de « voir » au-delà du monde visible est une quête puissante. Cependant, la course à l’activation de ce centre énergétique sans préparation adéquate est la source de nombreuses difficultés. Vouloir « ouvrir » à tout prix, par curiosité ou par désir de pouvoir, est une intention qui mène souvent à des expériences déstabilisantes. La véritable voie vers une clairvoyance claire et équilibrée est beaucoup plus subtile et paradoxale.

La sécurité dans ce processus repose sur deux piliers : l’ancrage et l’intention. L’ancrage, c’est la capacité à être pleinement présent dans son corps et dans la réalité matérielle. Sans un ancrage solide, une ouverture des perceptions supérieures peut mener à un sentiment de déconnexion, d’anxiété ou de confusion entre les mondes. L’intention, quant à elle, est le moteur de votre démarche. Une intention pure, tournée vers la guérison, la compréhension de soi et le service aux autres, crée un « filtre » naturel qui vous protège des perceptions de basses vibrations. Comme le rappelle avec justesse une experte du domaine :

L’ouverture n’est pas un but en soi, mais la conséquence d’un travail sur l’ego, la guérison émotionnelle et le service. Vouloir ‘voir’ pour le pouvoir ou la curiosité est la voie la plus dangereuse.

– Chrystel Rieder, Guide pour développer sa médiumnité

La clé de l’ouverture n’est donc pas une technique secrète, mais un travail de fond sur soi. En guérissant vos blessures émotionnelles, en clarifiant vos intentions et en développant une pratique spirituelle régulière et ancrée (comme la méditation, le yoga, ou le contact avec la nature), vous augmentez naturellement votre taux vibratoire. L’ouverture du troisième œil devient alors une conséquence logique et harmonieuse de votre évolution, et non un but forcé.

La véritable clairvoyance n’est pas un spectacle, mais un outil de sagesse. Elle ne se manifeste pas pour satisfaire l’ego, mais pour éclairer le chemin. En vous concentrant sur votre équilibre intérieur plutôt que sur l’obtention d’un résultat, vous vous engagez sur la voie la plus sûre et la plus enrichissante pour développer toutes vos perceptions.

Maintenant que vous disposez d’une carte claire des différents canaux et des méthodes pour les développer, l’étape suivante consiste à intégrer ces pratiques dans votre quotidien. Choisissez un ou deux exercices qui vous parlent le plus et engagez-vous à les pratiquer régulièrement, avec patience et bienveillance envers vous-même.

Questions fréquentes sur le développement des capacités psychiques

Quels sont les risques d’une ouverture forcée du 3ème œil ?

Une ouverture brutale ou mal préparée peut entraîner des troubles importants comme la déréalisation (sentiment d’être déconnecté de la réalité), une anxiété intense, des épisodes de « nuit noire de l’âme », ou la perception d’entités négatives sans avoir la protection adéquate. Un déséquilibre psychologique peut survenir si l’ancrage à la réalité matérielle n’est pas suffisamment solide.

Quelle est la clé paradoxale de l’ouverture ?

La clé est le « non-vouloir ». L’obsession du résultat et la crispation sur l’objectif de « voir » créent une tension mentale et énergétique qui, paradoxalement, bloque le processus. La véritable ouverture naît de la combinaison d’une pratique régulière et disciplinée (méditation, exercices) avec un lâcher-prise total sur le résultat et le timing.

Quelle éthique adopter une fois le 3ème œil ouvert ?

L’accès à des informations subtiles sur autrui implique une grande responsabilité. Les principes éthiques fondamentaux sont le respect absolu de la vie privée (ne jamais « scanner » quelqu’un sans sa permission explicite), le non-jugement total des informations perçues, et l’utilisation de ces perceptions uniquement dans un but d’aide, de guérison ou de guidance, et toujours avec le consentement de la personne concernée.

Rédigé par Stéphane Rousseau, Docteur en psychologie clinique et chercheur indépendant en parapsychologie, Stéphane étudie les capacités de la conscience depuis 15 ans. Il collabore avec des instituts de recherche pour tester la validité des perceptions extrasensorielles (télépathie, clairvoyance). Il aide à distinguer les véritables phénomènes Psi des troubles psychologiques.